Centre de services scolaire
de Montréal

Centre de services scolaire de Montréal

Table des matières

Programme de la qualité de l'air intérieur

Le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) a toujours accordé une grande importance au maintien d’une bonne qualité de l’air intérieur dans ses écoles. Chaque année, le CSSDM intervient sur tous les aspects qui peuvent améliorer la qualité de l’air dans ses établissements en accord avec son Programme sur la qualité de l’air intérieur (PQAI).

Ce plan structuré d’entretien préventif assure le maintien d’un environnement sain, sécuritaire et propice à l’apprentissage pour tous les usagers. Il comprend une série d’actions pour l’atteinte de ces objectifs incluant, entre autres, la formation de personnel, l’inspection et l’entretien préventif planifiés des bâtiments, un programme de nettoyage des conduits de ventilation, la mise en œuvre de programmes de gestion des contaminants et un programme de rehaussement de l’entretien ménager.  

Élaboré en étroite collaboration et avec le soutien de la Direction de santé publique (DSP) de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, le PQAI est en vigueur depuis 2012. Le CSSDM est d’ailleurs le premier centre de services scolaire à avoir développé un tel programme.

 

Le CSSDM, à l’affût des nouvelles données scientifiques

Le CSSDM fait partie d’un comité d’experts qui implique, entre autres, des acteurs du ministère de la Santé et des Services sociaux, du ministère de l’Éducation du Québec (MEQ), d’autres centres de services scolaires et acteurs clés pour étudier les enjeux liés à la qualité de l’air dans les écoles. Le CSSDM adapte ses pratiques d’entretien et forme son personnel au gré des nouvelles connaissances du milieu.

Installation des lecteurs de CO2

Comme le CO₂ est émis par tous les élèves d’une classe, sa concentration est un excellent indicateur de l’apport d’air frais dans un espace intérieur. Les concentrations de CO₂ généralement rencontrées dans les classes ne présentent pas de risque direct sur la santé des occupants. Ces mesures visent donc à déterminer si des interventions correctives sont nécessaires. 

En juillet 2021, le MEQ a lancé un appel d’offres afin de doter toutes les classes de lecteurs de CO2. L’installation des unités devrait débuter à l’automne 2021, dès que la réception des appareils, et devrait être complétée en décembre 2021.

Ces appareils permettront de faire la collecte de données en continu et d’ainsi apporter les correctifs nécessaires dans les lieux d’apprentissage scolaire.

Pour les écoles, les lectures en temps réel leur permettront d’intervenir rapidement et directement dans les locaux, au besoin, en ajustant l’apport d’air extérieur ou en profitant d’une pause pour aérer complètement un local. 

Pour le CSSDM, les données de moyenne quotidienne serviront à identifier les tendances et à cibler les bâtiments qui requièrent des plans d’intervention plus généraux et/ou des travaux correctifs de plus grande envergure, si nécessaire.

Dernière mise à jour : 20 août 2021 à 15h15

Bilan récapitulatif de l'opération d'échantillonnage 2020-2021

Conformément à la demande du MEQ, le CSSDM a procédé à un échantillonnage des taux de CO₂ de chaque type de classes dans tous ses établissements à l’hiver 2020-2021. Tous les établissements avec présence d’élèves ont été visités comme le démontrent les résultats ci-dessous.

Mesures des concentrations de CO₂ dans les écoles

886
classes

Taux mesuré :
Moins de
1 000 ppm

179
classes

Taux mesuré :
1 000 à
1 500 ppm

15
classes

Taux mesuré :
De 1 500 à
2 000 ppm

0
classes

Taux mesuré :
Plus de
2 000 ppm

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, il est important de maintenir un bon apport d’air frais dans les milieux intérieurs afin de diluer les aérosols émis par les personnes et qui sont susceptibles de contenir le virus SARS-CoV-2. Selon les établissements, cet apport s’effectue grâce à la ventilation naturelle par fenêtres ou à la ventilation mécanique. 

Ces tests visaient donc à déterminer si des mesures correctives étaient nécessaires. Le MEQ mentionne que les concentrations de CO₂ en deçà de 1 500 parties par million (ppm) sont acceptables, mais vise une cible de 1 000 ppm. 

Foire aux questions

Un rapport du groupe d’experts scientifiques et techniques publié le 8 janvier 2021 par le ministère de la Santé et des Services sociaux mentionne que l’observation du taux de CO₂ dans un environnement intérieur est un bon indicateur pour déterminer si l’apport d’air frais est suffisant pour le bien-être des occupants. 

Les concentrations de CO₂ généralement mesurées dans des locaux, tels que des classes d’écoles, ne présentent pas de risques directs sur la santé des occupants, mais peuvent suggérer la nécessité d’améliorer la ventilation dans les locaux concernés. En effet, une ventilation insuffisante de ces milieux peut avoir un impact sur la productivité des élèves. Un déficit de ventilation, c’est-à-dire à des taux en deçà des prescriptions minimales édictées par règlement ou standard, peut également se traduire en une accumulation de certains contaminants de l’air intérieur.

En période de pandémie, que le bâtiment soit équipé d’un système de ventilation mécanique centralisé ou uniquement de fenêtres, l’application d’une ventilation optimisée constitue une recommandation d’usage des organismes compétents pour extraire les contaminants de l’air intérieur et assurer leur dilution par un apport d’air provenant de l’extérieur.

Certaines bonnes pratiques sont alors de mise afin d’assurer un maximum de circulation d’air dans les différents locaux d’un établissement, notamment l’ouverture des fenêtres en continu, si possible, ou lors des récréations, du dîner et en fin de journée. L’ouverture de la porte de la classe et du vasistas (s’il y a lieu) est également de mise. Ces mesures sont encore plus efficaces lorsqu’elles sont réalisées dans toutes les classes au même moment puisque cela favorise une circulation d’air de part et d’autre du bâtiment.

D’abord, il est important de mentionner que tous les locaux de classes qui n’ont pas de fenêtres ouvrantes sont ventilés par un système mécanique. Tous les systèmes mécaniques sont reliés à un système de télégestion centralisé qui permet un suivi constant de la performance des systèmes. De plus, les systèmes de ventilation font l’objet, en continu, de vérifications et d’entretiens curatifs et préventifs par des équipes spécialisées.

L’ouverture des portes des locaux et la vérification que les grilles de ventilation soient dégagées de toutes obstructions (objets, mobiliers, etc.) sont des bonnes pratiques complémentaires à appliquer dans ce type de locaux.

Un rapport du groupe d’experts scientifiques et techniques publié le 8 janvier 2021 par le ministère de la Santé et des Services sociaux, stipule que l’utilisation de dispositifs de filtration mobiles (ou purificateurs d’air) en milieu scolaire n’est pas recommandée, en raison:

  • de leur efficacité non démontrée à ce jour pour contrer la transmission de maladies par aérosols;
  • de leur efficacité réduite dans une grande pièce (comme une classe où les sources de particules potentiellement infectieuses sont dispersées ou éloignées de l’appareil);
  • du risque d’une utilisation inappropriée (génération possible de flux d’air porteur d’aérosols);
  • du bruit qu’ils produisent qui pourrait nuire à la concentration.

De plus, il est mentionné que l’installation de tels équipements peut générer un faux sentiment de sécurité.

À l’état naturel à l’extérieur, les concentrations du CO₂ se situent entre 350 et 450 ppm. Étant donné que toutes les formes de vie qui respirent émettent du CO₂ à chaque expiration, dans un milieu intérieur, on doit s’attendre à ce que les concentrations de CO₂ soient supérieures à ce qu’on observe à l’extérieur.