Centre de services scolaire
de Montréal

Centre de services scolaire de Montréal

Qu'est-ce que le CO2? Pourquoi le mesurer?

Le CO2 est produit naturellement par la respiration humaine. Ainsi, il est émis par tous les élèves d’une classe. Sa présence dans les locaux scolaires n’occasionne pas d’effets sur la santé des occupants.

La concentration de CO2 représente toutefois un indicateur de la qualité de la ventilation et un indicateur de confort. Ces mesures visent donc à déterminer si des interventions correctives sont nécessaires.

Selon le MEQ, une concentration quotidienne moyenne de CO2 :

  • inférieure à 1 000 parties par million (ppm) est idéale;
  • inférieure à 1 500 ppm est acceptable, l’ouverture des fenêtres et de la porte est souhaitable;
  • supérieure à 1 500 ppm demande une intervention comme l’ouverture des fenêtres et de la porte;
  • supérieure à 2 000 ppm demande une augmentation de la fréquence d’aération du local avec une plus grande amplitude des ouvertures des fenêtres et des portes. Si le problème est récurrent malgré ces actions, en informer la direction de l’école pour la mise en place de correctifs additionnels.

Les locaux n’ayant pas accès à des fenêtres ouvrantes sont ventilés par un système mécanique qui assure l’apport d’air frais extérieur dans ceux-ci.

Advenant des données supérieures, le service des ressources matérielles du CSSDM est informé et des actions seront prises.

Installation des lecteurs de paramètres de confort

Toutes les classes du CSSDM sont actuellement équipées d’un lecteur de confort qui mesure, en temps réel, le taux de CO2, la température et l’humidité relative. En tout, il s’agit de plus de 6400 installations.

Grâce à ceux-ci, le CSSDM est en mesure de faire la collecte de données en continu et d’ainsi apporter les correctifs nécessaires dans les lieux d’apprentissage scolaire.

Pour les écoles, les lectures en temps réel permettent d’intervenir rapidement et directement dans les locaux. Au besoin, il est possible d’ajuster l’apport d’air extérieur ou d’aérer complètement un local durant une pause.

Pour le CSSDM, les données de moyenne quotidienne servent à identifier les tendances et à cibler les bâtiments qui requièrent des plans d’intervention plus généraux et/ou des travaux correctifs de plus grande envergure, si nécessaire.

Concentrations moyennes de CO2 dans les classes

 Période visée : 3 juin au 7 juin 2024

Nombre total d’écoles concernées : 221

Nombre total de classes concernées : 6 562

Moyennes hebdomadaires

Seuils de mesure Nombre de classes Pourcentage
Concentrations moyennes inférieures à 1 000 ppm 6416 97,8 %
Concentrations moyennes entre 1 000 et 1 500 ppm 136 2,1 %
Concentrations moyennes entre 1 500 et 2 000 ppm 2 0 %
Concentrations moyennes supérieures à 2 000 ppm 8 0,1 %

Foire aux questions

Plusieurs éléments composent la QAI :

  • la température;
  • le taux d’humidité relative;
  • le nombre de changements d’air par heure;
  • la qualité de l’air extérieur;
  • la présence de contaminants (moisissures, particules en suspension dans l’air, amiante, composés organiques volatils (COV), radon, monoxyde de carbone (CO), etc.).

Une QAI adéquate est importante pour assurer les meilleures conditions d’apprentissage et de travail en classes possibles. Ainsi, le taux de CO2 dans un environnement intérieur est un bon indicateur afin de déterminer si l’apport d’air frais est suffisant pour le bien-être des occupants.

Pour garantir un suivi rigoureux de la qualité de l’air intérieur, la concentration de CO2, la température et le taux d’humidité dans les classes sont suivis en continu.

Rappelons que le confort thermique (température et humidité relative adéquates) et une ventilation suffisante (concentration de CO2 adéquate) sont toujours souhaitables. Par contre, ils sont parfois difficiles à obtenir comme en hiver en période de chauffage, l’été en période de canicule et dans les bâtiments non ventilés mécaniquement. Pour plus de détails, consultez le Document de référence sur la qualité de l’air dans les établissements scolaires du Ministère de l’Éducation.

  • Selon le MEQ, une concentration moyenne quotidienne de CO2 inférieure à 1 500 parties par million (ppm) peut être utilisée comme indicateur d’une bonne ventilation.
    • La cible établie pour les nouveaux bâtiments (construits après 2014) est une concentration quotidienne moyenne de CO2 inférieure à 1 000 ppm. Cette même cible sera la norme pour les travaux d’amélioration de la qualité de l’air dans les bâtiments scolaires réalisés au courant des prochaines années.
  • Le taux d’humidité relative devrait varier entre 30 % et 55 %, selon le type de ventilation et la saison.
  • Une température ambiante devrait varier entre 20 °C et 26 °C, selon le type de ventilation et la saison

Les concentrations présentes à l’intérieur des bâtiments scolaires ne sont pas dangereuses pour la santé des usagers.

Toutefois, il est vrai qu’une concentration trop grande de CO2 dans un lieu fermé peut être problématique. Les actions prises par les organismes scolaires, comme l’augmentation de la ventilation dans les locaux, préviennent cet inconfort.

Il est très important de différencier le dioxyde de carbone (CO2, expiré par les humains) du monoxyde de carbone (CO, produit par de la mauvaise combustion).

  • Un bas taux de CO2 est désiré pour le confort, la réussite scolaire et la dilution de certains contaminants pouvant être présents dans l’air intérieur par la ventilation.
  • Une présence de CO constitue un danger grave imminent (évacuation de l’école).

À l’état naturel à l’extérieur, les concentrations de CO2 se situent  entre 350 et 450 ppm. Étant donné que toutes les formes de vie qui respirent émettent du CO2 à chaque expiration, dans un milieu intérieur, on doit s’attendre à ce que les concentrations de CO2 soient supérieures à ce qu’on observe à l’extérieur. 

Le MEQ a publié différents documents sur la qualité de l’air dans les établissements scolaires. Sur cette page, vous pouvez entre autres consulter le suivi de la qualité de l’air intérieur, l’état d’avancement des mécanismes de contrôle de la qualité de l’air et l’entretien de systèmes de ventilation. 

Un rapport du groupe d’experts scientifiques et techniques, publié le 8 janvier 2021 par le ministère de la Santé et des Services sociaux, mentionne que l’observation du taux de CO2 dans un environnement intérieur est un bon indicateur pour déterminer si l’apport d’air frais est suffisant pour le bien-être des occupants. 

Les concentrations de CO2 ne présentent pas de risques directs sur la santé des occupants, mais peuvent suggérer la nécessité d’améliorer la ventilation dans les locaux concernés. En effet, une ventilation insuffisante peut avoir un impact sur la productivité des élèves. Un déficit de ventilation, c’est-à-dire à des taux plus bas que ce qui est recommandé par les règlements ou les standards, peut également se traduire en une accumulation de certains contaminants de l’air intérieur.

Il ne s’agit pas d’une simple installation. Les lecteurs de CO2 viennent avec des processus qui permettent d’optimiser et d’améliorer les systèmes de ventilation en place.

Le personnel qui œuvre dans les écoles peut agir en temps réel pour améliorer la qualité de l’air dans sa classe, notamment en ouvrant les fenêtres et la porte. Il a accès à des indicateurs clés afin de s’assurer de maintenir un milieu d’apprentissage favorable à la réussite scolaire.

Le MEQ a fourni au Centre de services scolaire de Montréal un guide incluant les protocoles à suivre dans les cas où les données dépassent les seuils établis. Chaque situation sera analysée et des actions seront mises en place afin d’améliorer la situation.

Des actions plus simples seront d’abord prises (ex. : application de la procédure d’ouverture des fenêtres et des portes, sensibilisation) et, de manière graduelle, des actions plus complexes seront effectuées (ex. : installation d’échangeurs d’air ou remplacement de systèmes de ventilation mécanique).

Une ventilation optimisée est essentielle pour les écoles ventilées naturellement (accès à des fenêtres) comme pour les écoles ventilées mécaniquement. Ainsi, les contaminants de l’air intérieur peuvent être extraits et diminués par un apport d’air provenant de l’extérieur. 

Certaines bonnes pratiques sont alors de mise afin d’assurer un maximum de circulation d’air dans les différents locaux. Il est important de favoriser l’ouverture des fenêtres en continu, si possible, ou lors des récréations, du dîner et en fin de journée. L’ouverture de la porte de la classe et du vasistas (s’il y a lieu) est également de mise. Ces mesures sont encore plus efficaces lorsqu’elles sont réalisées dans toutes les classes au même moment puisque cela favorise une circulation d’air de part et d’autre du bâtiment.

Bâtiments ventilés mécaniquement

Le bâtiment est équipé d’un système mécanique de ventilation assurant un chauffage et/ou un refroidissement. Il assure un apport d’air frais extérieur dans les locaux. Ces bâtiments peuvent également bénéficier de fenêtres ouvrantes, ce qui augmente la possibilité d’apport d’air frais.

Bâtiments ventilés naturellement

Le bâtiment n’est pas équipé d’un système de ventilation mécanique. L’ouverture des portes et des fenêtres est nécessaire pour assurer un apport d’air frais extérieur.

D’abord, il est important de mentionner que tous les locaux de classes qui n’ont pas de fenêtres ouvrantes sont ventilés par un système mécanique. Tous les systèmes mécaniques sont reliés à un système de télégestion centralisé qui permet un suivi constant de la performance des systèmes. De plus, les systèmes de ventilation sont vérifiés et entretenus par des équipes spécialisées.

L’ouverture des portes des locaux et la vérification que les grilles de ventilation soient dégagées de toutes obstructions (objets, mobiliers, etc.) sont des bonnes pratiques complémentaires à appliquer.

Pour l’élaboration du nouveau protocole de mesure du CO2, l’équipe du Ministère a travaillé en étroite collaboration avec l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en Sécurité du travail (IRSST).

Les experts de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et de l’INSPQ ont soutenu le MEQ dans cette démarche en le conseillant et en commentant les documents produits.

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