Centre de services scolaire
de Montréal

Centre de services scolaire de Montréal

La formation générale des adultes (FGA), aussi connue sous le nom de l’école aux adultes, suscite encore de nombreuses questions ou idées préconçues chez les gens qui envisagent un retour aux études. Qui peut s’inscrire ? Quand se déroule la rentrée ? À quel rythme peut-on étudier ? Quelle est la valeur du diplôme obtenu ?

À travers des exemples concrets tirés de parcours réels, cette page permet de mieux comprendre le fonctionnement de la FGA et de découvrir comment elle s’adapte aux différentes réalités des élèves adultes. 

Aujourd’hui, brisons des mythes.

Début du parcours

Mythe

Comme au secteur des jeunes, la rentrée scolaire au secteur adulte se déroule au début de l’automne.  

Réalité

Pour répondre aux différentes réalités de ses clientèles aux besoins variés, nos centres accueillent des élèves tout au long de l’année. À condition qu’un horaire soit disponible pour débuter un cours.  

Exemples concrets

Hugues, 33 ans 

Hugues perd son emploi en janvier et décide de faire un virage rapide vers les bancs d’école. Il n’a pas eu besoin d’attendre en septembre. En mars, il est déjà assis dans une classe, prêt à bâtir la suite.  

Delphine, 46 ans 

Avec un emploi de jour et des responsabilités familiales, Delphine choisit ses moments d’entrée en formation selon ses disponibilités. Elle débute un cours dès le printemps et un autre à l’automne. 

Comme eux, débutez votre parcours dans le centre de FGA le plus proche de la maison

Mythe

Un élève doit maitriser certaines bases du secondaire pour s’inscrire à l’école aux adultes. 

Réalité

Les centres accueillent des élèves de tous les niveaux et des tests permettent de déterminer le niveau d’entrée. Les programmes d’alphabétisation et de présecondaire permettent d’acquérir les bases en littératie nécessaires pour poursuivre au 1er et au 2e cycle du secondaire. 

Exemples concrets

Mythe

Les élèves reprennent leurs études automatiquement où ils étaient dans le secteur des jeunes.  

Réalité

Les élèves reprennent leur parcours à partir du dernier niveau réussi, mais sans tout recommencer. Au besoin, un rafraichissement ou un test de classement assure un positionnement optimal pour la réussite.  

Exemples concrets

Formule flexible

Mythe

Les élèves d’un même groupe doivent avancer dans la matière au même rythme pour profiter du soutien de l’enseignant.  

Réalité

Chaque élève avance à son rythme, sans être pénalisé. Un cahier d’une même matière peut être complété en 2 semaines ou en 2 mois, selon les besoins. Les enseignants sont disponibles à tout moment pour revoir des notions et offrir le soutien nécessaire.  

Exemples concrets

Mythe

Les élèves adultes sont laissés à eux-mêmes et doivent terminer leurs cahiers de façon complètement autonome.  

Réalité

Même si les élèves partagent une classe et travaillent à leur propre rythme sur différents cahiers, ils peuvent toujours adresser leurs questions à un enseignant. Du soutien additionnel peut être obtenu grâce à la présence en classe d’orthopédagogues ou d’enseignants spécialisés.

Exemples concrets

Mythe

Les cours en ligne sont plus faciles que les cours en classe. Comme on suit le rythme à distance, c’est moins exigeant et moins stressant. 

Réalité

La FADA propose des cours sur une plateforme en ligne offrant une grande flexibilité, mais cette formule demande discipline, autonomie et constance. La réussite repose sur une participation régulière et un suivi rigoureux des apprentissages. 

Exemples concrets

Mythe

Les élèves progressent dans leur cahier à leur rythme, mais doivent attendre le reste du groupe pour passer un examen.

Réalité

Les centres organisent régulièrement des sessions d’examen. Les élèves décident, en concertation avec leur enseignant, s’ils sont prêts à faire l’examen. Des pré-tests peuvent les aider à évaluer leur niveau et à renforcer leur confiance, avant de se faire évaluer.

Exemples concrets

Mythe

Les élèves adultes bénéficient des mêmes congés que les élèves du secteur des jeunes.   

Réalité

Les élèves n’ont pas de semaine de relâche pour éviter de freiner leur progression ou de perturber leur horaire souvent complexe. Ils ont deux semaines de congé durant les Fêtes et les vacances de la construction, avec possibilité de temps d’arrêt durant l’été.

Exemples concrets

Mythe

Les élèves adultes sont autonomes et doivent gérer seuls leurs difficultés pour concilier études et responsabilités. 

Réalité

Les centres disposent d’une équipe complète pour soutenir les élèves dans leurs défis  : conseillers en formation scolaire, psychoéducateurs, techniciens en travail social, orthopédagogues et autres professionnels.  

Aussi, les élèves conservent l’accès aux mêmes mesures adaptatives qu’au secondaire pour leurs besoins particuliers.  

Exemples concrets

Profils d'élèves

Mythe

Les élèves sont uniquement de jeunes décrocheurs ou des adultes plus âgés cherchant à s’occuper.

Réalité

Les élèves viennent de tous les milieux et de toutes les tranches d’âge. Ils sont des jeunes adultes, récemment sortis du système scolaire ou depuis longtemps. Ils sont des parents, des travailleurs, des nouveaux arrivants, et parfois même des retraités curieux. 

Exemples concrets

Maria, 63 ans 

Maria s’inscrit en francisation par curiosité et désir d’intégration. Parlant peu le français, elle souhaite travailler la langue pour comprendre ses petits-enfants, participer pleinement à la vie d’ici et apprécier le monde sans sous-titres.  

Julie, 45 ans 

Après 20 ans de carrière en marketing, Julie veut perfectionner ses compétences. Bien que son secondaire soit loin derrière, elle retourne à l’école pour compléter des préalables en mathématiques afin d’accéder à une attestation d’études collégiales (AEC) en Big Data. 

Mythe

Un élève ne doit pas avoir obtenu son diplôme d’études secondaires (DES) pour s’inscrire dans un centre de FGA.

Réalité

L’obtention de ce diplôme n’est pas la seule raison qui motive l’inscription à la FGA. Plusieurs élèves adultes s’inscrivent pour réorienter leur carrière, compléter des préalables, apprendre le français, développer de nouvelles compétences ou avancer rapidement dans leur parcours dans un cadre d’apprentissage flexible et autonome. Les trajectoires sont variées et les motivations le sont tout autant.

Exemples concrets

Légitimité du parcours

Mythe

Le diplôme d’études secondaires (DES) obtenu à la formation générale des adultes (FGA) a moins de valeur que celui obtenu au secteur des jeunes.  

Réalité

Les deux diplômes ont la même valeur académique. Ils donnent accès aux mêmes études postsecondaires, aux mêmes emplois et reflètent les mêmes compétences.

Exemples concrets

Mythe

L’école aux adultes est une version allégée du secondaire, tant sur le plan des évaluations que des compétences.   

Réalité

Les exigences sont les mêmes, mais les approches sont adaptées : autonomie, rythme flexible, soutien individualisé et reconnaissance des acquis. 

Exemples concrets