13 mars 2026
Rafael Cruz et Alec Viau, tous deux diplômés en bijouterie-joaillerie de l’École des métiers du Sud-Ouest de Montréal (EMSOM), sont aujourd’hui copropriétaires de la Joaillerie St-Jean au Complexe Desjardins. « Oui, la bijouterie permet d’atteindre des rêves. Dans notre cas, cela va bien au-delà du rêve », témoigne Rafael.
Rafael Cruz nous résume son parcours qui a démarré dès le primaire à l’école des arts. « Est-ce que l’école FACE a forgé quelque part mes aptitudes artistiques ? Probablement. Mais cela ne m’a pas empêché d’abandonner ma scolarité au secondaire », raconte-t-il.
Arrivé à la trentaine, il s’est inscrit au cours de bijouterie-joaillerie de l’ÉMSOM. Sa formation de 18 mois, lui a pris presque de deux ans à terminer en raison de la pandémie. Lui qui n’aimait pas l’école, maintenant, le théorème de Pythagore et le tableau périodique n’ont plus de secret. « C’est différent d’appliquer les notions abstraites en pratique », avoue-t-il.
L’art de la bijouterie se perpétue depuis trois mille ans. Et ce n’est que depuis une vingtaine d’années que la technologie s’est invitée dans cet art millénaire avec des imprimantes 3D et l’utilisation du laser. Heureusement, ses cours à l’EMSOM l’ont bien préparé à cette nouvelle réalité. « Nous avions des appareils à la fine pointe. Nous apprenions à la vitesse grand V, explique-t-il. La bijouterie-joaillerie est un petit milieu au Québec et l’EMSOM est reconnue pour sa formation ».
Rafael demeure un bon ambassadeur de son école, puisqu’il siège au conseil d’établissement à titre de représentant de l’industrie. Il réserve également une partie d’une vitrine de son commerce à des élèves et à des enseignants qui y présentent leurs confections.