Centre de services scolaire
de Montréal

Centre de services scolaire de Montréal


9 mai 2012

Complément d’information / Facteurs d’influence

La CSDM gère un parc immobilier de 225 immeubles, dont l’âge moyen approche les 65 ans, et que 137 des établissements ont une valeur patrimoniale. Le PQAI permettra à la CSDM de procéder à l’inspection complète de tous ses établissements.

Plusieurs programmes

Déjà en mai 2007, consciente du travail nécessaire et colossal de rattrapage à effectuer, la CSDM a mis sur pied un vaste plan d’accélération de remise en état de ses écoles, les grands chantiers. Plus de 240 M$ ont été investis depuis. La CSDM, comme les autres commissions scolaires du Québec, a reçu l’aide du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport grâce au volet éducation du Plan québécois des infrastructures.

Dans les faits, les dépenses d’investissement de la CSDM ont progressé de 11,4 M$ en 2005-2006 à 78,9 M$ en 2010-2011. À titre d’exemple, le coût de réfection d’une toiture d’une école secondaire dépasse 5 M$. Le déficit d’entretien accumulé s’établit à quelque 500 M$ et l’évaluation plus détaillée se poursuit pour prendre en compte l’ensemble des composantes du parc.

La CSDM possède également un vaste plan de gestion de l’amiante, de dépistage du radon et d’entretien préventif, ainsi qu’un programme de réhabilitation des sols et d’embellissement des cours d’école.

Étant donné la fermeture de plusieurs de nos écoles, et plus particulièrement dans Hochelaga, il est apparu évident que le dossier de la qualité de l’air ne pouvait se gérer au cas par cas et nécessitait une intervention globale. C’est ce qui a mené à la confection du PQAI.

Plus que des tests d’air

Au cours des derniers mois, au fur et à mesure que les investigations se faisaient, de nouvelles données sont venues nourrir les connaissances au sujet des moisissures. Des tests ont notamment permis de découvrir, entre autres, que des moisissures prenaient naissance dans la maçonnerie, une donnée jusqu’ici inconnue des experts. En raison du caractère caché de certaines moisissures qui avaient proliféré à l’intérieur des murs, des élèves et des membres du personnel ont été malades avant que nous puissions en identifier la cause.

Puisque chaque situation est unique, les données recueillies facilitent l’analyse et le traitement de tout signalement pouvant interférer sur la qualité de l’air intérieur (sinistres, dégât d’eau, infiltration, etc.) ou relevant d’inquiétudes ou de symptômes de santé.

Bâtir l’expertise

Mettre sur pied un programme d’une telle ampleur a demandé d’innover, de créer des modèles d’intervention qui n’existaient pas, de documenter les modes d’investigation, une tâche colossale réalisée en quatre mois. Maintenant, chacun sait qu’une couche de peinture ne suffit pas à enrayer un problème de moisissures sur un mur, et que laver un plancher à «grande eau» fait des dommages à long terme.

Le travail qui se fait actuellement sur le terrain contribue au développement de l’expertise en matière de qualité de l’air intérieur.

La CSDM est à actualiser ses pratiques d’entretien ménager dans tous ses établissements, en collaboration avec ses associations et syndicats.

Changer de culture

Des pratiques qui peuvent sembler anodines au départ peuvent contribuer à affecter la qualité d’air dans une école, comme entreposer des boîtes en carton remplies de documents dans un vide sanitaire humide, trop de plantes dans une classe ou un bac à compost rempli de déchets organiques à ras bord, un chauffage trop élevé, une mauvaise ventilation (fenêtres fermées), etc.

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